Aromathérapie, la force vitale des végétaux

Depuis quelques années, on ne parle que des huiles essentielles. Pourtant, elles sont connues depuis la nuit des temps. Utilisées sous forme d’infusion ou de décoction, par voie interne ou externe… découvrez toutes les vertus bienfaisantes de ces essences.

atelier-aromatherapieEntre avaler des comprimés ou encore des solutions médicamenteuses au goût parfois immonde et les huiles essentielles qui sentent bon le thym, la lavande, l’eucalyptus… la question ne se pose pas. Les HE se respirent, s’inhalent et se hument avec délice. Elles jouent sur l’odorat. En liaison direct avec la partie du cerveau où sont générées les sensations, tout ce que nous sentons touche notre âme. Que l’on en soit conscient ou pas, leur influence au niveau émotionnel et psychologique va de pair avec l’effet des principes actifs concernant les symptômes.

C’est bon pour la santé !

Issue de la feuille, de la fleur, de l’écorce, du fruit, de la racine, du bourgeon… l’huile essentielle et ses bienfaits dépendent de la composition des molécules aromatiques. Dès lors qu’elle recèle des dizaines voire des centaines de principes actifs, son mode d’action reste très complexe. Les propriétés de chaque plante dépendent de leur principe actif. Selon leur chémotype, elles agissent de diverses façons sur notre organisme. Elles aident celui-ci à s’adapter et à résister au froid, au virus… Calmantes ou tonifiantes, elles soignent, protègent et préviennent un certain nombre d’infections et nous aident à nous sentir mieux. L’aromathérapie est une véritable pharmacopée !atelier-aromatherapie-pratique-niveau-3_4963578_1

  • Les antibactériennes ? Le basilic à thymol, le Thym à thymol, certains eucalyptus, l’origan d’Espagne, le clou de girofle.
  • Les antivirales ? L’essence de citron, laurier noble, thym thujanol, ajowan, niaouli, palmarosa, ravensara et la sariette des montagnes.
  • Contre les mycoses ? Utilisez plutôt le bois de rose, la cannelle de Chine, l’épinette noire, l’eucalyptus citronné, le géranium rosat d’Egypte, la lavande aspic, l’origan Compact et le romarin cinéole.
  • Pour empêcher la prolifération des germes pathogènes, on préférera l’eucalyptus radiata, la citronnelle de Ceylan, les fleurs d’oranger, le romarin et le sapin de Sibérie.
  • Problèmes digestifs ? L’huile essentielle de Sarriette et son eau florale empêcheront la formation de gaz. Le cumin, le fenouil, l’anis étoilé, le basilic, l’estragon stimuleront la sécrétion des sucs digestifs.
  • Troubles respiratoires ? L’huile essentielle d’eucalyptus globulus, eucalyptus radia, de lavande aspic, de romarin cinéole, niaouli et la marjolaine sylvestre dégagent les voies respiratoires et aident l’organisme à évacuer les mucosités qui l’encombrent.
  • Les antidouleurs ? La camomille romaine stimule la sécrétion d’endorphine, réduisant indirectement les souffrances physiques et morales. On l’utilise comme anxiolytique. La citronnelle et l’eucalyptus sont d’excellents anti-inflammatoires. Une migraine est anesthésiée par la menthe poivrée en application locale. La douleur dentaire est éliminée par l’application de clou de Girofle ou de laurier noble sur la gencive…

Des concentrations différentes

aromatherapie-administration-huiles-essentiellesMême si en Chine ou en Inde, on les manie depuis la nuit des temps pour lutter contre les épidémies, ce seraient les égyptiens qui auraient découvert le potentiel thérapeutique des huiles essentielles. Et les connaissances que nous en avons viennent du papyrus d’Ebers, datant de 1250 ans avant Jésus-Christ.

Extraites généralement par distillation, le pouvoir des HE reste encore mystérieux. Sans compter que de très fines analyses ont permis de constater que les différentes combinaisons moléculaires possibles des mêmes constituants faisaient varier les propriétés de ces essences issues de plantes identiques. Ces variantes dépendraient en fait de facteurs extérieurs tels que la nature du sol, l’exposition, ou encore la période de végétation. Et selon leur chémotype, elles agissent de diverses façons sur notre organisme.

Comment les utiliser ?

*Par voie orale. Pour cette utilisation, les HE doivent être considérées comme des médicaments. Proscrivez l’automédication, demandez l’avis d’un médecin. Pures elles peuvent entraîner des brûlures digestives. En les ingérant après un repas ou avec une boulette de pain, vous éviterez la possibilité de brûlure.raifort-soigner-rhume-ch150723-023-l750-h512

*Dans le bain. Sous l’effet de l’eau et de la chaleur, les essences pénètrent parfaitement la peau. En même temps, on bénéficie d’une inhalation grâce aux vapeurs qui se dégagent du bain.

*En inhalation. Les voies respiratoires se libèrent. Les essences arrivent directement sur la zone à traiter. Immédiatement, elles décongestionnent les sinus et les bronches. Attention ! Si vous ne placez pas une serviette au dessus de la tête, une partie plus ou moins importante des substances actives s’évaporera dans l’air. Vous pouvez aussi acheter un bol spécial en pharmacie.

Pour l’inhalation sèche, déposez quelques gouttes d’huiles essentielles sur un mouchoir et appliquez le tissu sous le nez pour inspirer profondément.diffusion-huiles-essentielles-aromatherapie

*En diffusion. La microdiffusion atmosphérique permet de créer non seulement une ambiance relaxante ou tonique, mais aussi purifie l’air que l’on respire. Selon leurs propriétés antibactériennes, antivirales ou antifongiques, elles empêchent la propagation des maladies infectieuses.

*En massage. Suffisamment petites les molécules pénètrent dans la peau, passent dans le sang, puis dans les différents systèmes de l’organisme. Certaines étant très puissantes, elles peuvent irriter l’épiderme. Mieux vaut les mélanger à une huile végétale telle que l’amande douce, germe de blé, olive…

Respectez quelques règles

  • Ne mettez jamais une huile essentielle dans les yeux, le nez ou les conduits auditifs. Si cela s’est produit accidentellement, ne rincez surtout pas avec de l’eau. Prenez une huile végétale pour atténuer l’inflammation.
  • Pour toute application cutanée ou utilisation respiratoire, faites un test de tolérance. Sur le dos de la main, déposez deux, voir trois gouttes, puis constatez la réaction.
  • N’en avalez jamais sans l’avis d’un aromathérapeute ou d’un médecin. Les huiles essentielles riches en acétone et lactone sont neurotoxiques.
  • Veuillez respecter scrupuleusement le dosage. Une goutte ce n’est ni deux ni trois. Augmenter les posologies ne vous fera pas guérir plus vite.Huiles-essentielles-quelles-sont-les-differentes-manieres-de-les-utiliser_width1024
  • Ne laissez jamais les flacons à la portée des enfants. En cas d’ingestion importante, contactez le centre antipoison le plus proche, le SAMU ou les pompiers.
  • Très volatiles, les huiles essentielles sont donc inflammables. Conservez-les dans les flacons bien fermés.
  • Sensibles à la lumière et aux variations de température, elles doivent être stockées dans des bouteilles opaques. Elles se conserveront ainsi plus longtemps.

N’achetez pas n’importe quoi, n’importe comment…

Choisissez toujours des huiles essentielles de bonne qualité. Elles doivent être pures à 100%, sans aucun diluant. L’étiquette de la bouteille doit donner le nom de la plante. L’appellation latine composée de plusieurs parties, renseigne sur la famille, l’espèce, la variété, l’origine géographique et le chémotype, c’est-à-dire la substance active qu’elle I-Grande-3275-qu-est-ce-que-l-aromatherapie-notre-definition.netcontient. Par exemple, du thymus vulgaris pour le thym doux linalol ou l’eucalyptus globulus pour l’eucalyptus.

Attention ! La désignation « identique à l’huile naturelle » signifie synthétique. « HE chémotypée » (HECT) ou «  botaniquement et biochimiquement définie » (HEBBD) attestent et témoignent que l’huile a subi une analyse poussée pour garantir sa composition chimique.

By Clarisse

@Tout Droit Réservé

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