Seniors : Dites stop à l’arthrose !

Gênes, raideurs, douleurs, déformations esthétiques… l’arthrose fait souffrir et peut finir par devenir handicapante au quotidien. Mais pas de fatalisme ! Aujourd’hui,  on peut la prévenir,  la soulager,   freiner son évolution,  et  opérer.

Au réveil vous vous sentez rouillé, ankylosé ? Vous avez le genou ou la cheville gonflé. Votre dos vous fait de plus en plus mal ? Avec le froid, la pluie… vos douleurs articulaires vous font souffrir davantage ? Ces troubles, qui apparaissent vers la cinquantaine, sont généralement des signes révélateurs de l’arthrose. Et plus on vieillit, plus on a de risques de devenir arthrosique. Aujourd’hui,  l’arthrose touche plus de la moitié de la population des plus de 65 ans, et 85% des plus de 70 ans. A l’âge de 55 ans, 5% des individus ont une arthrose du genou (gonarthrose), et trois sur quatre ont une arthrose vertébrale (discarthrose). Les doigts (rhizarthrose) et les hanches (coxarthrose) sont aussi des lieux de prédilection. Quelle soit due au vieillissement, à une activité professionnelle ou sportive entraînant des microtraumatismes ou à une anomalie génétique (jambes en X ou parenthèses, pieds plats…), elle n’est pas liée à un phénomène d’usure du tissu cartilagineux…Elle est la conséquence d’une modification de son équilibre cellulaire. Le cartilage est un tissu vivant qui se renouvelle en permanence. Hélas, un déséquilibre s’instaure entre le nouveau tissu et le tissu dégradé, entraînant une baisse de sa quantité et de sa qualité. En ajoutant le fait que l’articulation sécrète moins d’acide hyaluronique, substance qui assure sa lubrification et amortit les chocs, on comprend mieux cette fausse impression d’usure.

La différence entre arthrose et rhumatisme

Les rhumatismes sont toutes les maladies qui touchent l’appareil locomoteur. Quand  l’os est atteint, on parle d’ostéoporose, de tendinite lorsqu’il s’agit du tendon, d’arthrite si c’est la membrane synoviale. Mais quand le cartilage est touché, on parle alors d’arthrose. Cette dernière peut être due à une anomalie propre du cartilage, une chondropathie. Mais aussi être le résultat d’un problème qui a tout d’abord siégé au voisinage du cartilage et qui a fini par altérer sa qualité ainsi que sa quantité. Présentes sur  tout  le squelette afin de nous permettre d’effectuer des mouvements, de bouger, de marcher, de courir… les articulations sont des structures très complexes. Les os sont reliés entre eux par les ligaments, qui sont eux-mêmes des terminaisons musculaires venant s’insérer tout autour de la zone articulaire. A l’extrémité de chaque os se situe le cartilage. C’est lui qui permet d’absorber les chocs en lui donnant des propriétés de résistance, d’élasticité et de compressibilité. Pièce maîtresse de l’articulation, il baigne en permanence dans la capsule articulaire. Riche en liquide synovial, celle-ci empêche les frottements entre les os et nourrit l’articulation.

Une maladie évolutive…

Jeune, il est possible que le début d’une atteinte du cartilage puisse être réversible grâce aux capacités de cicatrisation. A partir d’un certain âge, l’organisme a vraiment du mal à réparer les lésions. Cela le sera d’autant plus si elles sont importantes. L’arthrose va alors s’installer et évoluer vers une aggravation selon trois modes. Le premier peut-être lent et progressif sur plusieurs décennies. Le deuxième extrêmement rapide (arthrose destructive) avec une perte du cartilage sur une période de 12 à 24 mois. Enfin, quant à la forme intermédiaire, elle évoluera par phase lente ou rapide. Attention aux poussées d’arthrose. De façon normale, lorsque le cartilage se détériore des fragments de la matrice cartilagineuse tombent. La membrane synoviale, qui a un rôle de vidange de la cavité articulaire, intervient alors pour les évacuer sous forme de très petites molécules dans les urines et le sang. Mais lorsqu’ils sont trop gros ou de forme particulière, ils ne peuvent pas être évacués. Les cellules de la membrane synoviale s’enflamment, se stimulent et fabriquent ainsi des enzymes qui vont pouvoir les découper. Reste que cette action peut être dépassée. Résultat, les enzymes vont s’attaquer à la matrice cartilagineuse normale dont la détérioration va entraîner à son tour le processus inflammatoire au sein de la membrane synoviale. Et si ce cercle vicieux n’est pas interrompu très vite, il peut aboutir à une perte notable du capital cartilagineux.

… mais possible à contrôler

Peut-on guérir l’arthrose ?  Non ! Mais il est possible de la traiter et de la prévenir. Pour cela, il faut avant tout consulter son médecin. Il vous fera passer des tests comme la radiographie, les analyses de sang ainsi que celles du liquide articulaire. Les analgésiques, le paracétamol, l’aspirine, les anti-inflammatoires et les infiltrations de corticoïdes peuvent soulager la douleur mais ils n’empêcheront pas la destruction du cartilage. Les injections intra-articulaires d’acide hyaluronique, remplaçant celui altéré, diminuent la douleur et améliorent le mouvement. Il faut dire que ce traitement deux- en- un joue un rôle de lubrificateur de l’articulation et relance la synthèse naturelle du liquide synovial. A long terme, il est une méthode supplémentaire pour ceux dont les traitements classiques ne suffisent pas. Côté chirurgical, il existe différentes interventions. L’arthroscopie permet au chirurgien d’enlever les débris de cartilage. D’autres aident à corriger une difformité osseuse, de reconstruire une partie de l’articulation… On peut également remplacer entièrement l’articulation par une prothèse. Aujourd’hui, le traitement de l’arthrose doit être considéré d’une manière globale en associant des traitements médicamenteux aux divers traitements non médicamenteux (homéopathie, acupuncture, phytothérapie, oligoélément, thermalisme). Ceci de façon à pouvoir le plus possible diminuer la douleur, conserver ou améliorer le fonctionnement de l’articulation, augmenter la qualité de vie tout en évitant ou diminuant les effets indésirables des médicaments.

By Clarisse

Mieux vaut prévenir

Bougez-vous ! L’activité physique n’est pas l’ennemie de l’arthrose. Bien au contraire. Elle est primordiale pour conserver une bonne mobilité. En fortifiant les muscles, vous compenserez le mauvais état des articulations.

Apprenez à soulever des charges lourdes sans vous faire mal. Au travail, adoptez de bonnes habitudes. Faites des poses pour vous décontracter et délier les articulations.

Si vous êtes en surpoids, mettez vous au régime afin de soulager les articulations

En cas de poussée, mettez votre articulation au repos absolu.

Lors de poussée congestive de la hanche ou du genou, il est nécessaire d’utiliser d’une paire de cannes anglaises. Elles soulageront complètement le membre inférieur malade lors de la marche. Pour soulager simplement l’articulation dans la vie quotidienne, préférez une simple canne. Elle apportera confort et sécurité.

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