La cohérence cardiaque, pour retrouver l’équilibre intérieur

Mise au grand jour par le Dr David Servan-Schreiber avec la sortie de son livre « Guérir », en 2003, cette nouvelle méthode est plus qu’un simple allié contre le stress. Inspirée des techniques de relaxation, elle aiderait à prévenir l’anxiété, la dépression, la prise de poids…

Le cœur est un organe vital. Il assure la circulation du sang en le pompant par des contractions rythmiques vers les vaisseaux. Nous savons également qu’il fonctionne au rythme d’environ 70 battements par minute, rythme moyen de la population adulte.

Mais en réalité, pendant cette minute, la fréquence des battements varie entre 60 et 80. Une variation normale car ils sont soumis au contrôle de deux systèmes nerveux autonomes : le système sympathique et le système parasympathique.cohérence cardiaque

Le premier correspond à la dépense d’énergie, à l’action, la fuite, la colère, le combat… Il accélère les battements du cœur, augmente la libération d’adrénaline, stimule la fabrication de glucose.

Le second est la phase de récupération, de relaxation, de repos pour passer de nouveau à l’action… Ici, l’effet est inverse, il stimule la sécrétion d’acétylcholine.

« Comme dans une voiture, il y a l’accélérateur et le frein. Mais, là, c’est le même pied qui appuie sur les deux pédales. C’est l’un ou l’autre, mais pas les deux en même temps, explique le docteur David O’Hare, ancien médecin de famille, diplômé en diététique, qui s’est spécialisé en psychothérapie cognitive et comportementale. Et ce n’est ni bon d’être en colère tout le temps ou de se replier sur soi. On ira loin, si on accélère et on freine en fonction de la route. »

L’état de cohérence cardiaque est une accélération et une décélération régulière des battements cardiaques. Et ce n’est qu’en atteignant cette synchronisation totale que l’organisme fonctionne de manière optimale et que le mental reste en pleine quiétude.

Le cœur, notre second cerveau…

Coherence-Cardiaque-kundalini-yogaLe cœur n’est pas seulement un muscle. Avec environ 40 000 neurones, il est également un petit cerveau à lui seul. La densité des neurones qu’il possède est supérieure à celle contenue dans notre cerveau. Et comme nous venons de le voir, ils sont tous les deux reliés par le système sympathique et parasympathique.

Ainsi, le cerveau renseigne le cœur sur l’état de l’environnement. Et le cœur renseigne aussi le cerveau sur lui. « D’ailleurs lorsque nous avons peur, le cerveau aurait peur parce que le cœur a accéléré. C’est l’effet hémodynamique. Dès qu’il pompe un peu plus, la pression monte au cerveau. Celui-ci se dit : mon cœur s’emballe. Attention, il se passe quelque chose. »

Il sécrète aussi des hormones : les neuropectidiques. « Le cœur comme le cerveau fabrique de la sérotonine, de la dopamine et de l’ocytocine. La première est l’hormone de la sensation de plaisir, d’agréable. La deuxième, celle de la récompense. Et la dernière, qui n’est pas des moindres, est celle qui a été nommée : l’hormone de l’attachement. Sécrétée pendant l’allaitement et l’accouchement, elle donnerait cette fibre maternelle par rapport à l’enfant. »

Vous êtes dubitatif ? Pour vous en convaincre, quand vous êtes très énervé, inspirez et soufflez calmement, lentement et profondément par le nez. Puis, concentrez-vous sur votre respiration. Les battements de votre cœur vont ralentir d’eux-mêmes et revenir à la normale. Le cerveau rassuré, vous vous sentirez à nouveau bien et calme. C’est un peu le principe de la cohérence cardiaque, un recentrage émotionnel induit par la respiration.

Efficacité prouvée devant le stress3769eb198298519cce9fd69309d38331-1514884505

Dans cette méthode, il s’agit simplement d’apprendre à contrôler progressivement son rythme cardiaque par la respiration. En stabilisant de manière presque réflexe les battements du cœur, qui est, rappelons-le un muscle, nous envoyons un signal, un leurre au cerveau. Avec des alternances parasympathique et sympathique cohérentes, nous lui faisons croire qu’émotionnellement tout va bien et qu’il peut mettre les compteurs à zéro.

« L’état de cohérence cardiaque est neutre et  de neutralité émotionnelle. « Je suis ici, il y a beaucoup de bruit de circulation… Je m’en fiche. » En modifiant notre perception de l’environnement, nous prenons de la distance. C’est pourquoi, comme la méditation ou d’autres techniques de relaxation, nous tendons vers une certaine acceptation de l’état dans lequel nous sommes. Et tel un funambule, plus ces mouvements seront lents et amples, plus il restera facilement sur son fil d’acier. »

Rien de tel pour prévenir les effets du stress. Selon Hans Selye, premier médecin a appliqué le stress à l’homme, et qui en a écrit la définition dans son livre « Le stress de la vie », en 1956, il est la menace perçue, répétitive, prolongée, à laquelle nous n’avons pas de sentiment d’impuissance. C’est-à-dire je n’y peux rien. « Avec la cohérence cardiaque, nous enlevons un des trépieds : le sentiment d’impuissance. On se sent capable de faire quelque chose. Par conséquent, cela ne devient plus du stress mais des agressions répétées. On entre ainsi dans un autre mode de vie : « Oui, je peux » »

Sachant qu’après un simple jeu de calcul mental, le corps met deux minutes pour revenir à la normal. Imaginez, dans la vie de tous les jours ! Sans compter que les deux minutes nous ne les avons jamais. D’où l’importance de la mise en place de cet exercice.

Comment ça fonctionne ?exercice-coherence-cardiaque

  • En achetant le logiciel de cohérence cardiaque « Stress Pilot », on apprend de manière guidée à contrôler son rythme cardiaque. Grâce à la courbe qui apparaît sur l’écran, il est facile d’améliorer votre respiration, de la rendre plus ample et plus profonde.

Asseyez-vous bien droit sur une chaise face à une table ou un bureau.

Respirez en observant consciemment votre respiration. Des vagues se forment et se succèdent au rythme de l’ondulation respiratoire.

Si vous n’avez pas le programme, pas de panique !

Prenez un crayon et une feuille blanche dans le sens de la largeur. De gauche à droite dessinez les vagues. Imprimez-les à l’aide du crayon. Lorsque vous inspirez, la poitrine se lève, le crayon monte et dessine la partie ascendante de la vague. Pendant l’expiration, la poitrine s’abaisse, le stylo descend.

Sachant que 0 ,10 hertz est la fréquence de résonnance et qu’il y en a six par minute. Faites le calcul. Au bout des trois minutes que dure cet entraînement, vous devez en obtenir dix-huit. « Si vous êtes au-dessus, vous respirez trop vite. Dans le cas contraire, vous êtes en dessous. Vous avez cherché à trop en faire. Le compte est bon ? Vous avez trouvé le rythme. »

By Clarisse

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