L’équitation, un certain art de vivre !

Dressage, saut d’obstacles, concours complet, attelage, endurance, voltige, horse ball, randonnée, polo… toutes ces disciplines n’ont rien à voir les unes avec les autres. Pourtant, elles ont le même dénominateur commun : le cheval. Une passion partagée par 1,5 millions de pratiquants. Explications.

« Où que l’homme ait laissé sa marque dans la longue ascendance de la barbarie jusqu’à la civilisation, on trouvera la trace du pied du cheval à ses côtés », dit un écrivain anglais. À bien y réfléchir, nous pouvons même nous demander quelle aurait été la vie des hommes sans les chevaux. Guerre, gardiennage du bétail, transport, agriculture, industrie, toutes les activités économiques ont nécessité leur recours, et cela depuis la nuit des temps. Aujourd’hui, le cheval n’est plus considéré comme un « outil » mais comme un véritable partenaire de sport et de loisir.

Question d’osmose

L’équitation est le seul sport qui mette en relation un être humain et un animal. Une caractéristique unique que nous, cavaliers, aimons afficher avec une certaine fierté. Je l’avoue.

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Fait de chair, chargé d’émotions, doté d’une personnalité… il y a beaucoup de paramètres à prendre en considération. Comme je l’explique souvent, le résultat dépend de son humeur, de sa forme, de l’environnement dans lequel il évolue, s’il se trouve en confiance… Il y a une remise en question permanente et totale. Ce n’est pas un sport juste où le seul exécutant est l’homme. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, tisser une relation avec sa monture met du temps, voir des années. Cavalier-cheval est un couple qui doit apprendre à se connaître, à s’habituer aux défauts de l’un et de l’autre. En compétition, mon plus grand bonheur est de réussir l’objectif que je m’étais fixé, de voir mes chevaux progresser.»

Avec une telle spécificité, il n’y a rien d’étonnant de voir l’équitation au quatrième rang des fédérations sportives en France, derrière le football, le tennis et le judo, ou encore dans le peloton de tête des activités de plein air.

Le cheval, c’est mieux que le prozac

Dans cette existence au rythme effréné, où nous devons jongler entre le travail, la vie de famille et les impératifs domestiques, les heures passées en selle sont de véritables moments de détente. « Lorsque je suis à cheval, je ne pense plus à rien. Que je travaille ma jument en manège ou que je fasse une balade avec elle, je suis dans un autre monde. Je suis en paix avec moi-même, en totale harmonie avec mon cheval et la nature.

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Monter à cheval, c’est poser un autre regard sur le monde. Loin de la fureur des villes, le silence prend une nouvelle dimension. C’est au pas souple et régulier du cheval que Dame Nature accueille le cavalier comme l’un des siens. «Moi, qui suis le prototype même du cadre sup. stressé, je trouve que l’équitation devrait être remboursé par la Sécurité Sociale. Une heure de cheval, c’est bien plus sain que tous les somnifères, les anxiolytiques ou les anti-dépresseurs du monde ! » s’exclame Frédéric, un ami, directeur européen d’une multinationale.

Nous l’aurons compris, aujourd’hui, l’équitation répond davantage à une demande hédonistique et à un besoin de « retour à la nature ». Pour nos champions en herbe, qui représentent 68% des licenciés de la FFE, il est évident que le contact privilégié avec l’animal, la nature, la découverte de sites… est d’un intérêt psychologique incontestable et parfois même recherché sur le plan thérapeutique. Considéré comme une « peluche vivante », le poney favorise l’éveil, développe les qualités d’observation, de patience, de compréhension, sans oublier la confiance en soi et la communication. Ainsi voit-on des enfants timides, introvertis ou gauches s’épanouir et s’ouvrir aux autres.

Le cavalier n’est pas un passager clandestin !

Dès l’âge de quatre ans, il est possible de s’initier aux joies de l’équitation. Mais il n’est jamais trop tard pour commencer, à condition d’avoir une bonne condition physique. Le cheval n’est pas un vélo. Il ne suffit pas de tourner le guidon pour changer de direction ou d’appuyer sur les pédales pour avancer. Les jambes, les mains, le poids du corps, la voix sont les seuls aides dont dispose le cavalier pour communiquer avec sa monture.

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L’équitation est tout un art qui ne s’acquière pas en trois leçons. Certes, c’est l’habitude, le temps, les heures, les mois passés à cheval qui forgent un bon cavalier… Mais l’équilibre et la souplesse restent les meilleurs atouts pour suivre les mouvements et les écarts du cheval, ou éviter une branche sur le passage. Car le cheval ne calcule pas son cavalier. Avec lui, le sens de l’observation, la psychologie, le tact, la patience sont de rigueur.

Des qualités à cultiver pour les comprendre et se faire comprendre d’eux, et d’en obtenir ce que l’on souhaite. Tantôt joueur, tantôt craintif, mieux vaut anticiper ses réactions. D’autant qu’il sent très bien à qui il a faire et le degré de respect qu’on peut lui accorder…

By Clarisse

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Combien ça coûte ?

Certes, l’image du sport coûteux réservé aux privilégiés, colle encore à l’équitation. A tors ! Aujourd’hui, monter à cheval n’est pas plus onéreux que de skier ou de jouer au tennis. Tout dépend de la région et de ce que vous voulez faire : une heure de manège ou de promenade, prendre des forfaits de plusieurs séances dont le tarif est généralement dégressif, ou encore participer à un stage, une randonnée. 

Louer ou acheter ?

Par contre, si vous prenez la décision d’acheter un cheval, c’est autre chose. Le coup de cœur c’est bien joli, mais il faut savoir que l’on s’engage sur toute une vie, celle de l’animal. Quel que soit son prix de départ, n’oubliez pas qu’il y a une pension à payer, des frais de maréchalerie et de vétérinaire, sans compter le matériel pour l’équiper, le panser, les leçons… Un choix qui n’est pas à la portée de toutes les bourses !

Quel cheval pour quel cavalier ?

Le cheval idéal n’existe pas certes, mais tout cavalier doit pouvoir trouver la monture qui répond à ses besoins. Tenez compte de la discipline que vous avez choisie ainsi que de votre niveau. Faites la liste des qualités que vous attendez de votre cheval. Pour les enfants de moins de 10 ans, un poney est préférable. 

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Et la tenue pour débuter ?

Comme dans beaucoup de sport, il faut absolument porter un casque ou une bombe, qui protégeront votre tête en cas de chute. Préférez-les avec un bourrelet de nuque et d’une mentonnière qui se fixe solidement. La visière se veut un bon rempart contre les branches. (environ 25 euros). Pour les tous petits ou les amateurs de concours complet, pensez au gilet de protection qui maintien le dos (70 euros).

Les bottes sont préférables. Elles évitent de se blesser aux mollets avec les étrivières. Bien sûr, les superbes bottes, faites sur mesure en cuir, coûtent cher. Mais il en existe en caoutchouc pour tous les budgets.

Le mouvement de va-et-vient dans la selle entraîne rapidement une sensation de brûlure aux points stratégiques. La culotte de cheval, sans coutures épaisses à l’intérieur des cuisses et à l’entrejambe, évite des petits désagréments et contribue à l’aisance des mouvements. (50 euros)

Tant que l’on a pas choisi sa discipline, il ne sert à rien de s’équiper hâtivement. Pour les premières leçons, le club devrait pouvoir vous en prêter. Renseignez-vous à l’accueil.

La licence

Non seulement elle donne accès à toutes les disciplines de la Fédération Française d’Equitation (FFE), mais elle comporte une assurance pour la pratique et permet de s’engager en concours et de passer les examens fédéraux. https://www.ffe.com/toutsavoir/Cavaliers/La-licence-Pratiquant

Les « galops » pour bien commencer

Incontournable dans la formation équestre, les « galops » jalonnent les étapes de la vie d’un cavalier. Chacun d’entre eux valide les compétences ainsi que les connaissances sur le cheval et les soins qu’il faut lui apporter. Ils s’obtiennent dans la discipline de son choix. En tourisme équestre, on peut passer le Premier bivouac, les Brevets de randonneur, de meneur ou de Chef de caravane.

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